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Par quoi commencer pour vous raconter ce marathon de Séville… Peut-être qu’entre cette ville et moi c’est une vraie histoire d’amour? J’adore cette ville…

Jeudi 22 février, arrivée à Séville aux alentours de 19h… et direction le centre ville pour récupérer l’appartement que nous avons loué… Cette première nuit sera compliquée car à 5h du matin, je ne dors plus… La journée sera longue.
Journée placée sous le signe de la récupération du dossard au palais des congrés, qui pour info se trouve totalement à l’opposé du lieu de départ et d’arrivée du marathon. Passage par les transports en commun pendant 1h et arrivée sur place, récupération du dossard ok… et photo classique devant le parcours du marathon…

Après la visite de l’exposition marathon (assez pauvre mais ça n’est que mon avis…), retour au centre ville avec une après-midi consacrée à faire quelques ballades sans trop fatiguer les jambes.
La veille du marathon sera consacrée à la première course à pied de mon fils avec encore un réveil aux aurores, en effet, l’organisation proposait une course pour enfant (course à obstacles…) et c’est en papa peu rassuré mais fier que j’ai assisté à sa première course et surtout ça première médaille…
Les émotions digérées, après-midi sieste et repos essentiellement et préparation des affaires pour le lendemain… La pression monte…

Dimanche jour J… La nuit a été plus ou moins bonne, les espagnols ayant fait la fiesta et la discrétion n’est pas leur principale qualité… Mais les sensations sont bonnes et je ne me sens pas trop fatigué malgré cette répétition de réveils de bonne heure. Petit déjeuner copieux, gâteau sport, dernier check-up des affaires et je rejoins mes deux acolytes du club pour embarquer dans le taxi car le départ se trouve à plus de 5 kms et en transport en commun il y a plus d’une heure…
Arrivée vers 7h30 au Stadium Olimpico où se jugée l’arrivée, dépôt du sac à la consigne et direction la ligne de départ… Nous sommes près de 12.000 au départ, une petite photo avant de rejoindre le SAS…

 

 

 

 

 

Le départ est donné à 8h30, il fait 12 degré. Le temps est parfait.
Avec Loïc, avec qui j’ai réalisé toute la préparation (et qui m’avait accompagné dans mon calvaire d’Amsterdam…), nous partons sur les bases convenues (juste un peu plus vite… 4’50/km).
Les kilomètres défilent assez facilement, les sensations sont plutôt bonnes… Passage au 7ème km où nous retrouvons nos familles, on déroule… Passage au 10ème km en 48’25 et prise du premier gel. Chaque 5km je bois ma boisson énergétique emmenée dans ma ceinture Flipbelt, au niveau des ravitaillements c’est eau ou aquarius, j’adore l’aquarius 🙂
Les kilomètres continuent de défiler, car nous discutons tout du long et passage vers le 15-16ème km dans un couloir avec un monde de dingue où l’on se croirait au Tour de France, ça nous donne des ailes mais heureusement on se retient car sans y prêter attention l’allure a accéléré et je n’arrête pas de dire “on va le payer…”, passage au 17ème km devant ma petite femme, ça fait un bien fou mais je sais que je ne la reverrai pas avant le 38ème km… La route est encore longue.


Quoiqu’il en soit les jambes sont bonnes, je continue de boire et m’alimenter correctement, et déjà nous arrivons au semi-marathon que nous bouclons en 1h42′. Pour l’instant ça tient… Cependant, nous parlons tout de même de moins en moins et le poids de la course commence doucement à se faire sentir… Jusqu’au 30ème km les paysages ne sont vraiment pas terribles, et il y a pas mal de longues lignes droites, je les trouve usantes et pas beaucoup de gens pour nous encourager sauf évidemment les ravitaillements en eau et aquarius tous les 2,5 kms. Le ravitaillement solides (uniquement banane ou gels!) n’est dispo que depuis le passage au semi… Moi je continue avec mes gels et ma boisson.
Le passage au 30ème km se fait en 2h26′, mais je commence à sentir depuis 2-3 kilomètres mes adducteurs qui sifflent sévères, pourtant nous sommes toujours dans l’allure 4’53/km… La longue ligne droite qui nous amène au 35ème km à la Plaza de España aura raison de moi, enfin surtout de mes adducteurs et quadris car je ne parviens plus à tenir l’allure et doit ralentir. Arrivée au 35ème km, je dis à Loïc de continuer sur l’allure sans moi… Je sens qu’il a les jambes pour tenir l’objectif.
Je souffre beaucoup et j’ai du mal à avancer… Les jambes ne répondent plus, et impossible de garder le rythme, je cours à ce moment en 5’15/km… Retour dans le centre ville où une foule digne de l’Alpe d’Huez nous accueille, ça hurle, ça crie… j’ai mal aux oreilles… Bientôt le 38ème km… Je vois ma petite femme inquiète car je ne suis plus avec Loïc, je lui dit que j’ai mal aux adducteurs, mais que ça va le faire…

 

 

 

 

 

 

 

 

Encore 4 kilomètres…
Toujours en centre ville où il y a beaucoup de monde qui vous encourage, ça fait du bien même si j’ai mal… J’essaie de relancer un peu mais ça craque de partout (les adducteurs sont dans un état…, les quadris pas mieux et les ischios commencent à s’y mettre… 39ème km, un long faux plat, j’ai mal, c’est dur… je vois mon allure 5’25/km, je calcule dans ma tête… ça va être juste, j’essaie de relancer mais ça répond pas… Arrivée au 40ème km, allez encore 2 bornes… Nadège m’envoie des messages de soutien que je lis sur la montre… Elle me lâche pas! Elle me pousse…
Qu’est-ce que c’est long 2 kilomètres! Je vois le panneau du 41ème km, allez c’est la fin… Je vois le stade se profiler, j’essaie d’avancer plus vite mais ouille ça craque… arrivée devant le stade, une longue descente pour atteindre la piste, ça fait mal ! je tente d’accélerer, ça tient et puis, non crampes… Aïe… je ralentis mais ne lâche pas… les gens dans les gradins qui crient… la ligne d’arrivée est là… Je la franchis en 3h30’47”… Ouch…
Sentiment mitigé, je l’ai fait, j’ai pris ma revanche sur Amsterdam, j’améliore mon RP de 6 minutes qui datait de 2006… mais j’ai une petite pointe de déception, je suis pas en dessous des 3h30… Je regarde ma montre, j’ai 42,53km, soit 300 mètres de plus comme la plupart des autres concurrents…
Je retrouve Loïc, qui pour son premier marathon, s’offre un très joli chrono de 3h28… et ensuite nous retrouvons Thomas qui a également battu son RP en 2h53′. Bravo les gars, vous avez assuré! Les médailles sont belles!

Le retour a été un peu compliqué car difficile de trouver un taxi pour nous ramener au centre ville… mais nous y sommes parvenus et avons pu prendre une bonne douche réparatrice avant d’aller récupérer en terrasse et préparer le retour en avion du soir.

Ce marathon de Séville est une belle épreuve, un parcours plat, petit bémol au niveau paysage où sur 30km, il n’y vraiment rien de bien intéressant à voir… et après on aime ou on aime pas,  mais les longues lignes droites bof bof…
Dommage également de mettre le marathon expo et retrait des dossards à un bout de la ville, et le départ/arrivée à l’autre bout… Par contre, courir en février avec un climat pareil c’est génial… Les après-midis, nous avions environ 20 degré… et sur la course entre 12 et 14 degré, soit température idéale pour un marathon.

Un marathon ne se fait pas tout seul, et j’en profite pour remercier les personnes qui nous ont soutenus et suivis dans cette aventure.
Quelques mercis particuliers à:
– Lisa Debruille, kiné qui a veillé sur mes tendons d’achilles et mollets pendant la prépa
– Nicolas Aubineau, pour son plan d’alimentation qui m’a fait retrouver une forme oubliée
– Loïc, parce qu’il m’a accompagné dans cette aventure alors qu’il avait vu mon état à Amsterdam qui ne faisait pas rêver et que nous avons partagé tous les entraînements, et qu’il m’a entendu(supporté) râler souvent ;-). Bravo pour ta performance!
– Nadège, ma petite femme d’amour… Tout simplement, par que sans son soutien je n’aurai jamais atteint cet objectif, et que préparer un marathon demande des sacrifices… donc MERCI. Et merci d’avoir supporté mes humeurs qui je pense, n’ont pas été simple tous les jours.
Cette médaille c’est également la tienne! Je t’aime.

Désolé d’avoir été si long sur ce compte rendu, même si je l’ai vachement écourté… Et RDV pour de nouvelles aventures…

 

4 thoughts on “Marathon de Séville…

  1. Salut Fabian,

    Admiratif devant ce CR, cela me donne encore plus envie de m’entrainer pour atteindre mes objectifs.
    J’attendrais encore un peu avant de me lancer sur un marathon.

    Encore felicitation pour ton chrono

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